The Bear

Il y a une semaine, j’apprenais le suicide d’une amie,

Certes perdue de vue depuis un moment

Mais bien présente dans mes souvenirs

Il y a quelques années c’est un de mes rares amis

Qui disparaissait laissant un vide jamais comblé.

Nous avions passé tellement de soirées

Á refaire le monde, sans illusions…

Juste comme de vieux rebelles.

Depuis que j’ai récupéré ma voiture, équipée d’un lecteur k7,

Je m’écoute les enregistrements d’émissions musicales

Que nous animions sur Délice FM, radio locale

Á la fin des années quatre-vingt.

Nous, c’était moi-même avec mon émission « Tam-Tam »,

Et Patrick avec la sienne « Contrastes »,

J’adore sa voix chaude et chaleureuse…

Je l’appelais « The Bear »

En référence à l’imposant chanteur de Canned Heat

Et à son côté ours se tenant à l’écart des foules.

Á chacun de ses « Contrastes »,

Il nous proposait un mini-concert,

Résumé d’un artiste ou groupe

Toujours bien documenté et enthousiaste.

Le dernier écouté hier sur la route traitait de Charlélie Couture

Avec entre ce morceau qui lui donnait des frissons.

« Oh, mon Ami »

Ce matin, à peine réveillé, sa fille m’apprenait

Le décès d’un autre de ces rares amis,

Alter ego en mots et musique…

Ce n’est pas moi qu’il faut plaindre

Mais les touts proches de ces chers disparus.

Moi, sans crainte, ni impatience,

J’attends mon tour

Harry Steed (Janvier 2020 – extrait de « L’avenir est en doute »)

Ps : sur cette photo ; the Bear, à gauche, au centre Nicolas Cassagneau guitariste légendaire de Fly & the Tox, décédé fin 2017…

Trois hommes et…

Il y a quelques jours, je suis allé à la ville

Avec l’intention d’acheter ce livre

Que je compte lui offrir, après l’avoir lu.

Chemin faisant, à quelques minutes de différence,

J’ai croisé ses deux ex-locaux

Avec qui j’ai échangé quelques mots amicaux…

Trois hommes et… un chagrin…

Harry Steed (Janvier 2020 – extrait de « L’avenir est en doute »)

Bonne Année!

Bonne Année !!! Encore ! C’est tous les ans la même et traditionnelle rengaine… Je n’aimerais souhaiter cela qu’ à celles et ceux qui seraient capables de m’expliquer de façon suffisamment intelligible ce que serait pour eux une bonne année. Personnellement, compte tenu de désirs que je sais utopiques, j’aimerais que l’on ne me souhaite rien.

Je n’ai pas réussi à me faire aimer.

Saurai-je me faire détester ?

Faire ce qu’il faut pour ne manquer à personne ou, pour le moins, qu’à un minimum d’inconscients

Harry Steed (Janvier 2020 – extrait de “Colères Frénétiques Au Quotidien”)

Amourcalement sienne

Pourquoi les mains

Quand il la frôle

Et cette envie de lui manger la bouche

Le cœur qui tape comme un tambour désaccordé

Les filtres de protection

Qui se dérèglent à son contact

Et les démons de ses nuits

Qui l’enlacent sans scrupule

Harry Steed (Décembre 2019 – extrait de « L’avenir est en doute »)

Nuits Blanches

   Nuits Blanches

 

Quand je ferme les yeux,

Le vide répand son venin insomniaque

Et transcende les tendances paranoïaques.

Alors, on s’accroche à ce que l’on peut

 

Harry Steed  (26/05/08 extraits de « carnets de torts et de raison 3»)

Noël

Noël! Les boules!!

Je n’arrive plus à y trouver un réel plaisir,

Mais il faut bien jouer le jeu

Pour ne pas passer pour un réac grincheux.

Alors, quelques guirlandes multicolores sur le râble,

Des paillettes mon crâne dégarni, quelques boules accrochées à mes narines,

Un mirliton dans le cigare et je fais un sapin vivant et désopilant

Au pied duquel chacun dépose ses présents Continuer la lecture de « Noël »